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Le blog de ACHILLE - Chroniques Notariales
un clerc divorcé qui se noie dans les problèmes de divorce de ses clients

ACCUSATIONS Lettre à mes enfants.

ACHILLE #La Comédie du Divorce

« Mes petits,

Comment pouvez-vous juger vos parents de manière aussi abrupte, sans appel ?

Comment pouvez-vous vous ériger en petits dictateurs !

Le décès de votre père vous a vite fait oublier les tensions à la maison, la violence des propos, les excès de toutes sortes, les jugements hâtifs à votre encontre.

Ne me dites pas que vous n’appréciez pas la paix depuis que nous vivions chacun de notre côté. Ne dites pas que vous n’étiez pas vous-mêmes heureux de ne voir votre père qu’un week-end sur deux.

Son décès vous ôte de l’ombre, et vous craignez le soleil, mais regardez-vous en face, vous reproduisez son obscurantisme à mon encontre.

Soit, j’ai beaucoup profité de l’extrême intelligence de votre père, de son sens de l’organisation, de sa position sociale, de sa fortune tardive. Mais il s’est aussi appuyé sur moi pour se dresser contre l’adversité, pour asseoir sa carrière. Je ne méritais pas qu’il fasse sur moi une pression financière pour que je revienne vivre avec lui, alors que lui-même ne s’est jamais remis en cause.

Je vous laisse du temps, tout le temps qu’il faudra, car il va vous falloir vieillir hélas, pour comprendre ma position et m’acquitter, ou au moins me laisser le bénéfice du doute.

Je vous aime profondément, et j’aimais votre père profondément. Mais ce mot n’a jamais signifié harmonie, entente mutuelle, abnégation, fidélité éternelle.

J’ai fait mon temps auprès de lui. Ce ne sont que son amour propre et son honneur qui lui ont paru touchés, lorsque je l’ai quitté. Je ne suis pas sûre qu’il ne se soit pas fait une fête de me reprendre pour se faire un plaisir de me lâcher.

Je fais le vœu que vous rencontriez le conjoint parfait qui ne vous tourmentera ni par sa présence ni par son absence.

Aimez-moi, de loin si vous voulez, mais aimez-moi, comme je vous aime.

Votre mère désespérée. »

* * *

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