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Le blog de ACHILLE - Chroniques Notariales
un clerc divorcé qui se noie dans les problèmes de divorce de ses clients

DIVORCE BOURGEOIS

ACHILLE #La Comédie du Divorce

 

Si elle ne l’avait pas épousé pour sa situation, il se trouve qu’il était financièrement très à l’aise. De son côté, des ascendants ruraux lui avaient légué les pieds sur terre, mais pas de fortune en main. Oubli majeur, aucun contrat de mariage ne fut conclu, les tourtereaux étaient unis pour le meilleur et pour le pire sous le régime de la communauté de biens réduite aux acquêts.

Le couple devint propriétaire d’un petit château et d’une chasse. Divers emprunts avaient été contractés pour permettre la rénovation de la toiture, des nombreuses fenêtres, des vantaux, des grilles, du chauffage central, des chambres, pour permettre aux princes orientaux de venir chasser, mais ils ne sont jamais venus. Les princes arabes vont en Sologne, pas dans notre région. Il y fait pourtant chaud, mais ils préfèrent le vert qui leur manque tant aux prairies sèches. Les époux finirent pourtant par attirer une autre clientèle, celle de leurs semblables, les bourgeois provinciaux. Monsieur était l’heureux propriétaire d’un beau 4x4 noir, avec des jantes dorées ; Madame se contentait d’un monospace pratique pour aller chercher les enfants à l’école ou faire les courses. Jamais le luxueux véhicule de Monsieur et son contenu, la famille sur son trente et un, ne manquaient l’examen du dimanche matin, la messe. Madame y montrait ses beaux atours, son dernier chapeau, Monsieur avait une double occupation, reluquer et se faire pardonner, si toutefois Dieu existait, quelque péché non mortel. Tout était fait pour montrer l’aisance et la solidité du couple, afin de renforcer l’envie des potentiels clients.

Une incartade, une bêtise, une histoire sans conséquence, un coup de canif, bref une bagatelle fut répandue et amplifiée comme des perles d’un collier cassé sur le parquet du salon. Un malentendu, une bévue, un impair de la part d’une collaboratrice de Monsieur furent à l’origine de la découverte par Madame de ce qu’elle appela une trahison. Monsieur l’entendait tout autrement, ne trouvant rien d’affolant, et pensant naïvement que Madame s’habituerait, au prix de l’achat de beaux et conséquents bijoux, à la perte de la conviction d’être la seule au monde à être aimée de Monsieur.

Personne n’y vu goutte. La semaine, Monsieur partait travailler, Madame vaquait à ses occupations. Le week-end, les chasses occupaient le couple, les hôtes ne devant s’apercevoir de rien. Mais de lourds silences en disaient long sur l’effondrement des certitudes de chacun. Le soir, moment pernicieux du tête-à-tête sur l’oreiller, qui permettait aux époux de se confier ce qu’ils ne pouvaient de se dire dans la journée, devenait la crainte permanente de Monsieur et l’exutoire de Madame. Un jour vint où ces moments ne suffirent plus, Monsieur décida de faire chambre à part, ce qui calma momentanément Madame, mais la cocotte-minute était lancée, elle explosa vite, laissant la vapeur dépasser les chambres à coucher.

Madame osa se mêler aux conversations de son mari avec ses riches clients et amis chasseurs. Tout était prétexte pour évoquer le gibier à touffe, chasse préférée de Monsieur selon Madame. Le repas qu’elle confectionnait d’ordinaire avec amour pâtissait de cette situation. Elle trouvait un petit goût de faisandé à tous les plats, une odeur de bouchon à tous les vins. Les clients ne comprenaient plus ce petit brin de femme encore guilleret quelques mois plus tôt, qui s’égosillait maintenant et s’évertuait à devenir plus vulgaire que la " poule " de Monsieur.

Monsieur envisagea de chasser Madame. " Tu repartiras en petite culotte, comme tu es venue ", criait-il dans mon bureau. " Tu cracheras au bassinet, ma pension, ma prestation et tes dents en or ! " répondait-elle.

Monsieur estimait que tout lui appartenait. Le patrimoine commun se résumait pour lui aux ustensiles de cuisine et aux horribles coussins du salon. Il se serait bien débarrassé du chat également.

L’assignation reçue, il dût se rendre à l évidence, après moult explications des experts-comptables, avocat, conseiller financier, banquier, et enfin notaire. Il fallait bien se résoudre à partager la communauté. Pour le reste, il n’avait pas de dents en or.

La crise se profilait à l’horizon. Ayant déjà connu quelques revers, il fut convenu d’un commun accord de vendre la propriété. Le passage d’une petite annonce pleine page dans une revue très chic, de nombreuses annonces dans les journaux nationaux, permirent de visiter à de nombreux intéressés. Le hasard se fixa sur le rival de toujours, le voisin, qui rêvait, bavant devant le charisme de Monsieur et croyant que la terre d’à côté valait trois fois la sienne. Le château et ses petites douves en étaient la cause. Ce client vint en mon étude signer la promesse de vente du siècle. Mon patron en déboucha une bouteille de champagne, ce qui était bien rare, lui qui préférait l’anisette. Nous savions tous que l’acquéreur assouvissait par là une douce vengeance.

Madame ayant lancé la procédure, n’avait pu qu’accepter pareille offre, pour d’autres raisons encore. Déduction faite des prêts, la somme restait rondelette et elle ne savait à quels saints se vouer pour la faire fructifier. Soudain, les agents d’assurance et banquiers de notre ville lui parurent tels filous et charognards n’en voulant qu’à son capital.

La procédure se poursuivit à l’amiable, exit le notaire, en l’absence de biens immobiliers. Monsieur qui avait enfin appris comment profiter de ce divorce pour défiscaliser partie de ses revenus, proposa de lui-même une belle pension alimentaire pour ses enfants. Il accomplit cependant son devoir de secours au minimum, ce qui mit Madame en colère. Hors de question pour notre épouse de puiser dans le capital pour régler ses factures de coiffeur, habillement, club de gym, théâtres, portable, psy et autres, encore moins la nounou de chacun de ses enfants, leurs professeurs particuliers pour piano, anglais, mathématiques et les vacances au soleil ! Monsieur estimait pourtant qu’il faut bien se serrer la ceinture quand on est une épouse divorcée et que la pension alimentaire était largement suffisante pour couvrir entretien, éducation et petits extras en tous genres des enfants. Il refusa catégoriquement par la voix de son avocat de parler prestation compensatoire. La procédure amiable fit donc long feu.

L’avocat sut parfaitement rétablir la situation en évoquant devant le juge le chèque que l’épouse avait encaissé dans la vente de la propriété et le fait que Monsieur n’avait plus qu’un " simple emploi de cadre supérieur ". Madame eut beau crier à tue tête que ce chèque était le fruit de son labeur auprès de son mari pendant toutes ces longues années de mariage, Monsieur sut rétorquer que l’acquéreur était l’amant de Madame.

C’en fut trop pour le pauvre juge. Même si ceci ne constitue pas une faute, de nombreux zéros sur un chèque ainsi que la confirmation que Madame vit encore dans le bien vendu en ayant séduit l’acquéreur, firent tomber toutes velléités de prestation compensatoire.

La morale de cette histoire est qu’il faut penser droit de partage lorsqu’on reçoit des fonds, car deux ans plus tard, nos époux reçurent une proposition de rectification de la part de l’administration fiscale, fondée sur les chiffres énoncés dans le jugement de divorce qui faisaient clairement apparaître le partage du prix de vente et la somme attribuée à Madame, malgré la classique petite phrase de l’avocat : " Les époux n’ayant aucun bien en commun, il n’y a pas lieu à liquidation et partage de leur régime matrimonial ". Des époux mariés en communauté doivent régler un droit de partage sur l’actif net de leur communauté au jour de leur divorce s’ils établissent le partage de leurs biens. Sinon ils encourent les foudres de l’administration. Et c’est également le cas pour les époux en séparation des biens qui disposent de biens indivis : comptes joints, mobilier, biens immobiliers.

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gabriela melina 22/02/2018 11:29

Je me sens à nouveau béni dans mon mariage après que le Docteur OGODO ait ramené mon mari séparé de moi pendant 6 mois. Suis GABRIELA par son nom. Même si j'ai des bouches partout sur le corps, ce ne sera pas suffisant pour remercier le Docteur OGODO pour son aide dans ma vie. Mon mari s'est séparé avec moi pendant les 6 mois et a été dans les douleurs et l'agonie sans lui. Donc, j'ai cherché de l'aide partout mais rien n'a fonctionné jusqu'à ce que j'ai rencontré le docteur OGODO que j'ai contacté en ligne. Je lui ai expliqué ma situation et il a promis que mon mari me répondra dans les 24 à 48 heures pour autant que mon cœur bat encore pour lui. J'ai cru en lui et il a préparé un sort pour moi et mon mari m'a appelé exactement quand le docteur OGODO a dit. Il a plaidé et a dit qu'il avait besoin de moi et maintenant nous vivons à nouveau heureux pour les 9 derniers mois. Tout le monde lisant mon article qui a besoin d'aide devrait le contacter ... Email. Docteur OGODO via ogodomikespells@gmail.com pour plus d'informations
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