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Le blog de ACHILLE - Chroniques Notariales
un clerc divorcé qui se noie dans les problèmes de divorce de ses clients

Nid d'amour ou nid pervers ?

ACHILLE #La Comédie du Divorce

"Chère Marie

Permettez moi de vous appeler Marie. Nous nous connaissons par l'intermédiaire de Joseph, mon ami de coeur que vous fréquentiez lorsque vous étiez mariée avec lui.

Nous avons tout en commun, je le sens, je le sais. Deux femmes qui ont subi le même amour ne peuvent que ce comprendre. Ce qui ne veut pas dire s'apprécier, car je sais que vous ne m'appréciez pas, je sais que vous me désapprouvez, mais vous ne l'emporterez pas au paradis, Dieu saura chatier votre ingratitude.

Heureusement, mes parents sont près de moi, ils me soutiennent moralement. Financièrement, ils soutiennent à bon escient mon train de vie et celui de nos enfants.Le juge a parlé de désinvolture dans la procédure qui m'oppose à mon époux pour notre séparation de corps, je ne comprends pas ce terme. En effet, je suis au contraire d'une grande responsabilité de susciter ces versements réguliers de mes parents pour nous aider, et vous aider indirectement également car c'est gràce à eux que mon Joseph vous verse la pension qui revient à vos enfants. Qu'ils sont adorables ces bambins ! Qu'ils sont charmants !

Ce n'est pas mon piteux époux qui pourrait le faire, il est au chômage, et ses maigres revenus portés sur le compte joint ne suffisent même pas à régler le prêt pour l'appartement et les impôts. Comment vivrait-on sans mes parents ! Je me dois de préserver ma jeunesse, vos enfants le comprennent si bien, eux qui me trouvent plus jolie que vous, leur propre mère.

Mon époux dissimule sûrement des revenus, il ne peut vivre de rien depuis notre séparation. Il gagne donc sa vie autrement, et il me tarde de le savoir. Il m'accuse ignominieusement de ce que je lui reproche, c'est l'hopital qui se moque de la charité, croyez moi. D'ailleurs, je le laisse à sa petite vie minable, se débattre avec ses crédits, qui sont des revenus, n'est ce pas, et ses agios sur ses comptes débiteurs. De mon côté, je n'ai pas de compte, juste la carte bleue que m'a confiée papa, c'est tellement plus simple. je n'ai d'ailleurs jamais pu regarder un relevé de compte en face, c'est comme si je devais lire les excipients d'une de mes crèmes de jour.

Mon époux n'a jamais pu gérer seul. Par exemple, il m'a toujours demandé l'autorisation pour la moindre chose, c'est d'un mesquin ! Aucune prise de risque, aucune responsabilité, et maintenant, il m'accuse injustement. Oui, figurez vous, il n'a pas pu donner congé à temps, et paie seul le logement bien trop grand pour lui seul. Je me permets cette répétition pour vous faire comprendre à quel point il est "alone" comme diraient les anglais. Vous, ma chère, et moi, nous avons tant de choses à faire, de gens à voir, notre vie est si différente. Nous avons nos enfants. Je sais ce que c'est, ne me cachez rien.

Ne vous sentez vous pas plus femme, lorsque votre utérus croit au fil de la semence qui y a été déposée un soir de folie ?  je ne pourrai jamais arrêter d'avoir des enfants, je ne me sentirai plus femme, féminine. C'est bien entendu, hors de portée de toutes ces génitrices dont le ventre plie sous le poids de la grossesse, dont les seins s'affolent puis s'affaissent, dont la panse touche le sol. Nous avons cette facilité de pondre que nous envient les stars.

Nous sommes des stars à notre manière, notre rareté fait notre prix.

J'ai confié notre nid d'amour à mon ami de coeur. C'est ce qu'avec dédain le juge nomme la résidence secondaire. Quand je pense que mon époux en demande la jouissance ou la vente, juste pour me contrer !

Le juge n'a pas semblé comprendre quand je lui ai demandé les revenus de l'assurance vie pour régler le prêt, mais il faut conprendre, je ne peux pas régler ce prêt, je n'ai pas les moyens. Je n'ose pas demander plus à mes braves parents, il ne me reste plus que cela pour financer mon nid, notre nid à tous deux. Votre époux est un amant fatal, il serait si heureux là bas, il a besoin de prendre un peu le large, comprenez le bien. ici, le soleil lui tourne la tête. Là bas, il fait plus frais, il sera bien, il sera à moi. Vous savez qu'il est si sauvage, qu'il en arrive à arracher les rideux, j'en ais des frissons partout.

Mon époux m'a fait tant subir, des toc et des toc, tout devait être propre, propret, chaque chose à sa place, chaque jour sa tâche, chaque week end ses occupations, tout idéalement régulier, intemporel. Je n'en pouvais plus, votre époux est lui une tornade, qui retourne tout ce qui lui passe entre les mains si vous voyez ce que je veux dire.

Je ne comprends pas que mon époux s'insurge lorsque je loge mon amant dans notre nid d'amour. Cela n'a jamais été son nid d'amour à lui, alors qu'en ferait-il ? Rien ,il veut le vendre. Moi, je ne veux pas, je veux vivre encore et encore des jours et des nuits enfermées dans cette petite cabane abandonnée dans la forêt, et croire aux nymphes, à la fée, aux elfes, aux sorciers, Dieu me pardonne.

Non, je fais mon chemin de croix. Oui, c'est cela, je fais mon chemin de croix. je veux ramener mon amant sur le droit chemin, lui montrer la lumière qui l'illuminera s'il croit.

Soit, je sais le calvaire que vous avez fait endurer à mon amant, en établissant sans cesse des mains courantes injustifiées, en l'accusant de tous les meaux, violence, pornographie, pédophilie. Mon époux me les fait aujourd'hui endurer, mais je lui rend bien. Moi seule suis la possession des enfants et réciproquement. J'ai droit de vie et de mort sur eux. Ils me comprennent, ils savent que je ne peux plus vivre avec leur père. D'ailleurs il n'est plus leur père, seulement leur géniteur, puisqu'il ne sera bientôt plus mon époux. Il se bat pour les avoir, mais c'est un homme, il peut me reprocher ce qu'il veut, il ne pourra jamais avoir leur garde. Les juges sont faits de telle façon, qu'ils ou elles ne font confiance qu'en une femme pour garder les enfants, qu'en la mère des enfants. Et puis, je lui laisse volontiers les enfants quand je me réfugie dans mon nid d'amour. Aussi, de quoi se mèle-t-il ?

Je l'ai chassé. Oui je l'ai fait devant les enfants. Je voulais que ce soit transparent, qu'ils sachent, qu'ils vioinet la lacheté de leur père qui est parti avec sa valise.

C'est ainsi.

Et je ne supporte plus ces témoignages qu'il fait écrire sans cesse à tous, y compris aux enfants. Il n'a qu'à se statifaire des miens. Je ne vois pas pourquoi il joue toujours la surenchère. Franchement, il est lourd comme diraient les enfants.

Je vis donc avec votre mari et j'en viens aux faits. Je ne comprends pas la procédure que vous engagez contre lui. c'est ignoble, et je voudrais que vous cessiez ceci, car cette procédure apparait en transparence dans ma séparation de corps. Oui, vous avez contacté mon mari, c'est certain, je l'imagnie, je le sens. Il vous a rendu cruelle à l'égard de votre mari. pourtant il n'a rien pour vous faire tomber en pamoison.

Il ne peut continuer à accuser Joseph de pédophilie. Joseph aime ses enfants, comme il aime les miens, en toute communion, cans tabous ni détours, d'un amour propre et beau, comme de mon côté j'aimes vos enfants comme les miens. Je ne comprends pas ces accusations injustifiées. Ce ne sont pas quelques images fantasmées qui peuvent rendre malade un homme de sa constitution. Vous savez parfaitement que ces images nous permettent d'atteindre le paradis, ce que ne pourra jamais atteindre mon époux. Vous seule le savez. Cessez s'il vous plait,

Vous savez combien vos enfants m'aiment et me complimentent, presque autant que les miens. Vous savez que je ne pourrai jamais leur faire du mal, ni Joseph, nous ne cherchons qu'à faire leur bien.

S'il vous plait, aidez nous, Joseph ne vous importunera plus, puisqu'il m'a moi désormais.

S'il vous plait, Marie, ma chère, il n'existe aucune pathologie, aucun trouble que je ne puisse abattre en ouvrant les bras.

Croyez en mon amour, nous irons extirper le vilain qui est en mon époux ensemble et out ira pour le mieux, mes parents paieront, ne vous inquiétez pas."

 

- Maître GASTON, qu'en pensez vous ? Que dois-je faire ?

- cela, Monsieur, n'est pas du ressort du notaire, je me sens bien incapable de vous répondre. Il appartient à un psychiatre de décrypter tout ce charabia pour vérifier ce qui tient de la démence et du risque pour les enfants, mais parlez en à votre avocat, et à l'expert nommé pour faire l'enquête familiale.

- mais si j'en parle, on va encore croire que j'ai piraté la boite internet de ma femme.

- mais si vous n'en parlez pas, que ce passera-t-il ?

- Un massacre Maître, un massacre.

- Vous m'avez bien dit qu'elle avait eu la garde ?

- Oui, malgré tout ce qu'a dit l'avocat dans ses conclusions, cela n'a rien fait.

- Reparlez en à l'avocat, voyez comment traiter ce point. Ce n'est hélas pas du ressort du notariat.  et bon courage Monsieur.

- Merci, j'ai envie de me suicider.

- je ne crois pas que ce soit le moment. Vos enfants ont plus que jamais besoin de votre présence attentive et attentionnée.

 

 

 

 

 

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