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Le blog de ACHILLE - Chroniques Notariales
un clerc divorcé qui se noie dans les problèmes de divorce de ses clients

RES JUDICATA PRO VERITATE HABETUR.

ACHILLE #La Comédie du Divorce

livres anciens" Une maman doit s’abstenir de parler de certaines choses devant ses enfants : détails de santé, hitoires terrifiantes ou scandaleuses ; elle ne doit pas leur rapporter les médisances, les "on-dit" facheux ; elle ménagera leur sensibilité en présence d’évenements pénibles. Elle ne les initiera pas aux querelles familiales, aux brouilles. Enfin elle évitera, en général, de leur faire des confidences personnelles. "

LISELOTTE - Le Guide des Convenances.

 

Quelle serait cette nouvelle mode d’accuser son conjoint d’attentat à la pudeur sur ses enfants ou plus si affinités. Je sais le sujet très sensible, on me répondra que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, on aura raison. On va m'imputer un manque de compétence pour me permettre de juger, je l’accepte tout à fait, n’ayant, je le rappelle qu’une simple formation juridique. Tout de même, bien des épouses, tranquilles mais en mal d’aventures, imaginent soudain que leur époux se promène un peu trop souvent nu dans l’appartement familial, ou regarde d’une drôle de façon les enfants. Ces mêmes épouses qui couvent leurs enfants de manière égoïste ne sachant partager la tache de parent. Bien des époux, faute de moyen de défense, se retrouvent sans le droit de visite des gamins pour cette raison alors que le petit ami de Madame est en province, et qu’organiser un droit de visite aurait été la croix et la bannière. Cela ne se dit pas, mais ça se vit. Tel cet écrivain qui relate son histoire, celle d’un homme qui se voit interdire d’approcher ses enfants par décision de justice et les sent s’éloigner de lui. Il s’agit d’une réflexion sur l’échec d’un mariage, la douleur du divorce.

Même si effectivement cela ne regarde pas le petit clerc de notaire, j’aimerais tout de même bien savoir comment les juges arrivent à prendre des décisions en matière de divorce et de garde d’enfant. Je salue leur abnégation, car le récit de cet écrivain est sans doute l’exception. Un juge d’instruction me disait que la plupart des cas qu’ils ont à traiter concernent effectivement des affaires d’inceste ou autres troubles sexuels dommageables pour les familles, et ce quel que soit le milieu socioculturel.

En sens contraire, quelques papas et mamans m’avouent qu’ils se prennent à dormir un peu trop souvent avec leurs enfants à l’occasion du divorce. Sous de fallacieux prétextes :

Pas de chambre d’amis, pas de canapé ou trop inconfortable,

On ne sait jamais ce qu’il ou elle peut te faire…

On ne sait jamais ce qu’il ou elle peut me faire…

En fait, le seul, l’unique prétexte est bien la plupart du temps : Je ne veux pas dormir tout (e) seul (e) ! 

* * *

 

 

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