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Le blog de ACHILLE - Chroniques Notariales
un clerc divorcé qui se noie dans les problèmes de divorce de ses clients

ce que j'aimerais dire parfois

ACHILLE #La Comédie du Divorce

 

 

 CE QUE J’AIMERAIS POUVOIR DIRE PARFOIS :

Ne seriez-vous pas fatigués de ne cesser de vous faire du mal l'un et l’autre ? N’avez-vous pas de bons souvenirs ensemble, des moments de complicité, d’amour, de tendresse ?

Ce divorce est en train de vous transformer en quelqu’un que vous auriez réprouvé il y a quelques années. Non, vous n’êtes pas plus mûrs, plus lucides, juste plus amers. Vous vous êtes complu dans votre vrai-faux malheur, vous plaignant parce que c’était la mode. Vous voulez maintenant parce que c’est la mode, divorcer.

Depuis le début, vous aviez senti le vent tourner. En cela, vous êtes coupable de vous être dissimulé la situation, d’avoir continué sans rien y changer, une relation qui vous semblait déjà compromise. Il est temps de vous remettre en question avant de pointer du doigt l’autre, seule machine à faire du mal selon vos critères.

Vous n’aviez pas humé l’amer de votre relation. En cela, vous n’étiez pas ouvert à l’autre, vous étiez obtus, égoïste sans doute.

Chaque époux a une part de responsabilité dans l’échec d’une relation, je l’ai appris à mes dépends. Il est indispensable, à mon avis, de faire son autocritique. Je ne vous demande pas de la faire devant tout le monde à la Mao, de la vivre comme une humiliation. Il est nécessaire pour vous de trouver le point de fragilité, soit dans le temps, l’espace ou les sentiments, de définir votre propre part de responsabilité dans cette rupture. Si vous pouviez seulement en discuter avec l’autre, il pourrait être temps parfois de tenter une nouvelle aventure avec lui. Nouvelle aventure, car sachant tous deux ce qui n’a pas fonctionné pour la précédente, ceci vous forcerait à agir différemment, comme lorsqu’on rencontre quelqu’un pour la première fois. Au-delà de l’attraction naturelle, de la séduction, les efforts pour comprendre la langue de l’autre, invariablement différente, sont formidablement importants.

Même si vous êtes tous deux à un point de non-retour, même si cette démarche ne peut être entreprise des deux côtés, au moins, lorsque vous saurez, de votre côté, ce que vous avez fait d’inconvenant pour l’autre (parfois sans ce travail sur vous-même, vous n’imaginez même pas avoir fait quelque chose), vous pourrez repartir pour de nouvelles aventures. Les psychologues disent que vous vous serez gagné vous-même. Cette démarche est indispensable sous peine d’enchaîner rencontres sans lendemain et échecs amoureux. C’est cette démarche qui permet de faire son deuil de la relation précédente.

Rare sont ceux qui mettraient en pratique cette technique prophylactique si je l’énonçais. Je deviens le confident :

- Une minette m’a dragué, je ne peux pas dire autrement, une minette a surgi totalement par hasard dans ma vie, m’a trouvé beau, intelligent, social, cultivé, je ne savais plus comment ne pas recevoir ses compliments qui me caressaient, m’entouraient. J’ai été obligé de faire un premier point sur moi-même. Ma vie est confortable, tranquille. J’ai une épouse, deux enfants beaux, intelligents, gentils. Je n’habite pas dans le quartier dont je rêve. Je ne possède pas la maison dont je rêve. Je n’ai pas de hobbies particuliers. Je ne passe pas de vacances de rêve. Ma femme est jolie, gentille, sans histoires, même si je la trouve maniaque, trop mère, pas assez aimante. Bref, ma vie est sans attraits particuliers, je m’en contente depuis bientôt vingt ans. Puis vient cette nouvelle personne, cette âme pure, sans contrainte qui m'offre un amour pur, sans contrainte. Je réalise que je n’ai plus de sentiments pour ma femme, si ce n’est une amitié « confraternelle », j’ai l’impression de vivre sous son toit, de faire tout le temps des concessions pour lui plaire, de me résigner toujours. Triste état des lieux pour une vie de couple. Voyez-vous, ma vie est d’une banalité extrême... Ma femme a trouvé des preuves de cette union. Ouf, j’ai été immédiatement soulagé, comme si une baudruche qui grossissait peu à peu dans ma gorge, dans ma poitrine, dans mon estomac, explosait en un grand bruit, me permettant enfin de déglutir, de respirer, de m’ouvrir à la vie.

J’entends souvent aussi : « Je viens seulement de me rendre compte à quel point mon conjoint n’est pas celui que je croyais, combien j’ai pu être aveugle. » Stop, marche arrière, autocritique s’il vous plaît :

Moi aussi, je ne suis peut-être pas celui que mon conjoint croyait.

Mon conjoint était peut-être au départ celui que je croyais.

Mon conjoint n’a pas nécessairement plus changé que moi.

Moi aussi j’ai peut-être changé, pas nécessairement en bien.

Mon conjoint était peut-être aussi aveugle que moi.

Nos chemins sont peut-être divergents maintenant parce que nous n’évoluons pas de la même façon.

Peut-être même étais-je aveugle, non parce que je lui faisais confiance et que je l’aimais, mais parce que je maquillais ma vie pour qu’elle ressemble à un idéal (inatteignable). Faisant cela, je ne me suis jamais laissé la possibilité de vivre le présent et je n’ai pas laissé la possibilité à mon conjoint d’exprimer le malaise qu’il ressentait.

Si nous avons tous deux maquillé notre vie de manière différente, pourrait-il faire le même travail que je suis en train de faire ? démaquiller tout, passer une bonne lotion.

- Maître, l’été a été dur, ce fut la première fois que j’ai passé quatre semaines sans voir mes enfants. Vraiment très dur ! J’ai essayé au mieux de mettre cette période de repos à profit. Mais en quelques jours, la rentrée et les difficultés qui s’accumulent ont réduit toute ma sérénité à néant. Rien n’est simple quand les sentiments sont restés forts.

- Madame, comment peut-on quitter quelqu'un que l'on aime ? Nous ne pourrons jamais évoquer le partage de vos biens, vous ne me contez que le côté psychologique de votre séparation. Je suis affligé de vous voir si malheureuse, mais peut-être serait-il opportun que vous communiquiez de nouveau avec votre époux, de manière à prendre conscience de ce qui a achoppé. 

- Oh, nos relations ne sont vraiment pas simples et parfois je me demande si nous allons y arriver...

- Justement, je me demandais où vous vouliez arriver. Voulez-vous dire arriver à divorcer, ou arriver à vous retrouver ?

- Je ne sais pas moi-même. J’ai souhaité son départ. Il a pris un appartement. Il me laisse la maison, partage les factures, continue de rembourser le prêt, et ne cesse de me prier de revenir. C’est là que ça se complique... Je crois que vous avez raison, nous voulons tous les deux essayer de reconstruire quelque chose, sauf que nous n’avons pas du tout la même notion du temps que cela doit prendre et du chemin à prendre ! Mon époux veut que nous nous retrouvions comme un vieux couple. De mon côté, c’est loin d’être à l’ordre du jour. Il m’assure qu’il a quitté sa maîtresse. Il croit que c’est une preuve d’amour suffisante, mais selon moi ce n’est que la moindre des choses. J’attends avec impatience la preuve irréfutable qu’il n’aime que moi. Non, ne me regardez pas comme cela, je n’en demande pas trop. Les hommes ne savent pas comment faire comprendre leurs sentiments aux femmes. Depuis notre séparation, s’insinue ce doute qui va jusqu’à la certitude qu’il ne m’aime pas, qu’il ne m’a peut-être jamais aimé. Il s’est satisfait de cette habitude de disposer de moi, de mon corps aimant, de mon cœur ouvert.

- Êtes-vous si sûre que votre corps était aimant, votre cœur ouvert ? Pourquoi aurait-il cherché ailleurs alors, si ce n’est pour se prouver qu’il n’y avait pas plus aimant que votre corps et plus ouvert que votre cœur ?

- Maître, vous oubliez que moi, j’ai résisté. Je sais qu’il succombera, et retournera avec cette fille à la première occasion, quand il ne pourra ou ne voudra plus m’attendre ou faire des efforts. Je ne pourrai le supporter.

- Mais vous ne le saurez pas, il se gardera bien de vous le dire cette fois ci. Pardon d’être tout bêtement un homme, mais, à mon avis, mon coreligionnaire ayant été échaudé à chaque fois qu’il a avoué son forfait, il finira par cacher sa vie, il ne comprendra pas au nom de quoi il devra faire des efforts, il ne saura pas quels efforts, et il ne comprendra pas pourquoi c’est lui le bourreau et vous la victime.  

- Maître, que dites-vous, il m’a trompé et il ne comprendrait pas que je suis victime ?

- Il ne comprend pas qu’il doive être puni autrement que par sa souffrance de se sentir coupable. Il attend une relation d’homme à homme, pas des vagissements. 

- Mais c’est lui qui vagit ! Lorsque je lui demande pour la première fois de sa vie de mettre ses tripes sur la table et d’être un homme responsable, convaincu et convaincant de son amour, et de se battre pour, il quémande un vague pardon, m’annonçant qu’il faut qu’il se protège aussi, qu’il souffre terriblement et il pleure... 

- Je le comprends parfaitement.

- Je peux vous promettre que ça ne donne pas envie. J’ai besoin d’avoir un homme en face de moi et pas un enfant qui fait des bêtises et pleure pour attendrir sa mère. Il dit qu’il souffre trop d’être séparé de moi et qu’il faut qu’il se protège pour ne pas sombrer dans la dépression. Mais c’est le monde à l’envers !

- Lui déniez-vous toute souffrance ?

- Ce n’est pas ce que je dis. Je ne vois pas pourquoi je raconte cela à mon notaire, seul notre thérapeute de couple a son mot à dire. Mais vous avez finalement raison, je crois que nous devons prendre du recul car nous nous baignons dans nos souffrances parce que nous sommes incapables de satisfaire l’autre.

- Madame, vous avez parfaite connaissance que nous, les hommes ne pensons pas du tout comme les femmes. Quand vous lui demandez de prouver son amour, en son for intérieur, il pense qu'il ne peut rien vous prouver si vous refusez de le voir et de revivre avec lui. Il ne s'imagine pas une seconde être obligé de vous séduire une nouvelle fois, et y mettre le temps et la manière. Les hommes ne peuvent pas comprendre, moi le premier, quand ils sont avec une femme, qu'elle puisse soudain se refuser à eux. C'est un pari perdu d'avance que d'essayer de les convaincre. Ceci est une simple statistique en fonction des dossiers que je traite. En fait, selon mes clients, séduire quelqu'un n'est pas être sincère. Être sincère pour eux, c'est vivre avec la personne et lui prouver dans la vie quotidienne qu'on peut lui apporter quelque chose, ou lui prouver par notre absence que nous lui manquons. D’autre part, les hommes comme les femmes veulent absolument qu’il soit compté une notion de faute. Ceux qui s’estiment victimes évaluent ce qu’ils appellent leurs droits. Une psychiatre de mes clientes me disait (et une étudiante en sociologie aussi) que si l’on a une expérience sexuelle pendant la vie commune, cela n'a rien à voir avec la vie quotidienne, l'amour etc. Ce serait seulement une réaction chimique due à des phéromones un peu plus fortes. Il n’y aurait pas lieu d’en prendre ombrage et surtout pas lieu de se séparer, sous peine de perdre le goût et l'habitude de l'autre car après, revenir à une vie commune serait vraiment difficile. Cela m’a fait penser au philosophe Arthur SCHOPENHAUER qui, dans « Métaphysique de l’amour sexuel », explique que l’amour n’est qu’une ruse de l’instinct de l’homme pour perpétuer l’espèce, au point même qu’il peut s’enamourer d’une femme très laide, pour peu que ses caractéristiques génétiques en quelque sorte soient complémentaires à ses propres caractéristiques. Je me suis souvent demandé si ceci n’était pas platement vrai. Je n’ai pas demandé à mes clientes ce qu’elles pensaient de SCHOPENHAUER. Concernant les latins, elles trouvaient qu’ils s'embarrassaient de stupides considérations, ne cherchant pas à vivre pleinement au jour le jour. Au fond aucun des deux conjoints ne sait ce qu’il attend réellement de l’autre, ni si l’autre ne va pas se plier aux volontés de son partenaire pour faire une fin, sans conviction. On n'est jamais prêt, ni soi, ni l'autre. Remarquez, les psychologues ont trouvé le bon filon... 

- Notre conseiller matrimonial est très bien, c’est mon mari qui ne veut pas l’écouter et comprendre sa faute.

- Donc pour reprendre, mes deux clientes disent qu'en fait, il ne devrait pas y avoir de notion de faute.  C'est le point de départ de la mésentente, car celui qui est parti minimise sa faute et celui qui reste ne voit pas la sienne. Elles font des thérapies pour apprendre à vivre ensemble, à trouver ce pourquoi on a besoin de l'autre et qui vous pousse à vouloir le conserver. Ce peut être des éléments très terre-à-terre : du genre, j'ai déjà construit quelque chose avec lui ou elle, on ne va pas le défaire, il était trop joli. Il existe sûrement encore, il est juste sous des embarras à débroussailler. Enfin, elles sont convaincantes. Vous pourriez les rencontrer. Elles pensent que dans la vie, il est normal d'avoir des incartades si on en a envie, c'est le contraire qui n'est pas normal, car on se frustre et du coup on en veut à l'autre de le faire et pas soi.  Personnellement, je n'avais jamais rencontré pendant mon mariage, quelqu'un avec qui j'aurais eu envie de tromper (je dis ce mot, mais elles disent qu'il faut le bannir car il n'y a pas tromperie, juste chimie…) mon épouse, aussi je ne peux rien répondre.  Je sais juste que je ne l’aurais pas quittée si elle ne l’avait pas fait quand elle m’a trompé. J’aurais juste cherché à la reconquérir. C'est vrai que là avec votre mari qui pleure, c'est difficile. Mais il agirait en disant : "J'ai fait une bêtise, c'est fini, pardonne-moi, n'en parlons plus", vous n’auriez pas aimé non plus. Il n'est pas diplomate (je les trouve pervers moi les diplomates, parce qu'ils sont manipulateurs, ils savent quoi vous dire pour vous rattraper et ils en jouent comme s'ils vous tenaient au bout d'un élastique) et plutôt binaire, c'est oui ou c'est non (un brave gars, comme on dit…). Pourquoi lui en vouloir ? Il en est d’autres qui, quand on leur dit  "attends, il faut que je réfléchisse" ;  traduisent : " tu ne veux pas de moi, ok, je m'en vais ", et disparaissent. Même si c'est leur faute, ils ne feront jamais le premier pas. Ils estiment que s'ils sont revenus une fois c'est bon, c'est qu'ils vous aiment, si vous voulez les faire expier jusqu'à l'éternité ce n’est pas leur truc. Les hommes sont expéditifs. Je relisais le banquet de Platon. On n'en parle pas beaucoup, mais c'est plus l'apologie de l'homosexualité, que de l'amour platonique, car il dit que le meilleur amour c'est celui de deux hommes.  Normal car ils ne s'embarrassent pas de considérations terrestres pour les rendre spirituelles, ils ne s'occupent que de considérations vraiment spirituelles : la place de l'homme dans l'univers, la politique etc. . La place de leur femme dans leur cœur, à la limite je me demande s'ils ne pensent pas que cela n'intéresse personne même pas leur femme ... 

- Enfin, je vois tant et tant de monde se déchirer. Cela fait très mal au cœur et personne n'a rien à conseiller, chacun y va de son idée, mais cela ne peut pas fonctionner sur l'autre s'il ne veut pas que cela fonctionne (tout conseil est un placebo). Nous sommes tous différents. 

- Un de mes patrons disait au revoir à ses clients lorsqu’ils évoquaient leurs relations conflictuelles. « Désolé, lançait-il, je fais dans le patrimonial, pas dans le sentimental ». Je ne sais pas si c’est la bonne méthode de ne penser qu’aux faits, aux actes, au patrimoine, et non aux relations humaines qui sont tout sauf raisonnables.

- J'ai une collègue croyante, pour ne pas divorcer, dès que cela ne va pas elle va voir une conseillère religieuse qui l'apaise et finalement la crise passe. Elle me dit qu'à chaque fois elle se rend compte que c'était pour un manque de communication car les hommes et les femmes ne parlent pas le même langage. Ce n’est pas nouveau, il y a bien longtemps que nous savons que les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars. C’est sans doute vrai, mais de là à vivre chacun dans une pièce différente pour ne pas avoir à communiquer comme dans certaines cultures, bof... Je préférerais encore me disputer régulièrement pour rien. Pour rien parce que comme diront mes enfants, elle n'avouera jamais qu'elle a tort… sans doute pour se protéger ?!?!..... 

 

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jeanette 28/06/2019 15:54

Avec tout mon cœur, je suis ici pour exprimer comment le prêtre Kubala a sauvé mon mariage du divorce. Mon mari et moi avions quelques malentendus et notre mariage était en train de se déchirer dans la mesure où mon mari cherchait à divorcer. Je n'ai donc pas d'autre choix que d'aller sur Internet pour chercher une solution à mon problème. C'est là que je suis tombé sur des détails concernant le prêtre Kubala et sur la façon dont il a aidé beaucoup de gens en restaurant leur relation. Je l'ai contacté et en moins de 3 jours, mon mari a annulé les papiers du divorce. Maintenant, mon mari et moi vivons ensemble en paix. Tout cela grâce au temple Kubala pour avoir sauvé mon mariage du divorce. Les informations de contact du prêtre Kubala sont par e-mail: (priestkubala@gmail.com) Merci pour ce que vous avez fait pour moi.

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