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Le blog de ACHILLE - Chroniques Notariales
un clerc divorcé qui se noie dans les problèmes de divorce de ses clients

STATISTIQUES PERSONNELLES – DISCUSSIONS ENTRE CLERCS.

ACHILLE #La Comédie du Divorce

 

Ne divorcez jamais d’un juriste, d’un avocat, d’un comptable, ou d’un notaire.

Je n’ai jamais fait de divorce de notaire. Peut-être seraient-ils comme les cordonniers, les plus mal chaussés ?

J’ai fait ou tenté de finir d’autres divorces de ces professions et je m’arrache encore le peu qu’il me reste de cheveux. Il me semble que ce sont les pires négociateurs à l’encontre de leurs épouses. Pires ou meilleurs, tout dépend du point de vue où l'on se place. Ces conjoints comptent, calculent, cherchent à récupérer le moindre centime abandonné lors d’un moment d’égarement.

Ne vous mariez pas avec un ingénieur ou un instituteur, non plus, à moins que vous ne le soyez-vous mêmes. Ce sont ceux qui veulent le plus TOUT SAVOIR, avec nous, pauvres employés du notariat.

Nous sommes quarante-neuf mille quatre cent soixante-quinze salariés du notariat employés par huit mille deux cent soixante-dix-huit notaires répartis en quatre mille quatre cent soixante-deux offices notariaux et organismes assimilés. L’activité des notaires en droit de la famille représente environ vingt-trois pour cent de leur chiffre d’affaires. À défaut de statistiques, en imaginant que dix pour cent du personnel notarial se consacrent comme moi, entièrement aux divorces ; il existe en France ; départements et territoires d’outre-mer compris, quatre mille neuf cent quarante-sept personnes qui ont le même emploi que moi. Je me sens moins seul.

Vous n’êtes pas seul, j’acquiesce tout à fait. De par leur profession certaines personnes pensent pouvoir tout comprendre, tout appréhender immédiatement. Devant des choses qui les dépassent au premier abord, ils peuvent devenir agressifs, voire vulgaires, ce qui rend de plus en plus ardue la tâche de leur expliquer car ils se renferment, deviennent complètement obtus.

Le principe des reprises et récompenses : Tenez, un ingénieur qui n’a pas hérité, comprend très bien, s’il a quelque somme à récupérer de son conjoint car celui-ci a employé des fonds communs pour rénover son patrimoine propre. Le même ingénieur ayant hérité et entretenu son patrimoine propre, a de grandes difficultés à admettre qu’il l’a embelli avec des deniers communs et doit donc récompense à la communauté pour ces deniers utilisés pour son propre compte. Si en plus, je lui précise que ces sommes, tel le coût des travaux d’amélioration qu’il a effectué dans l’appartement qu’il a recueilli de ses parents doivent être réévaluées en tenant compte de la valeur actuelle de cet appartement, il tombe en syncope.

Lors d’une conférence, en mille neuf cent quatre-vingt-douze, je lisais un sondage à vous donner envie de changer de métier. En effet, le notaire ne recueillait un taux de confiance que de huit pour cent, contre quarante-deux pour cent au médecin. Je me rassurais à peine en voyant que le taux de confiance de l’avocat était de quatre pour cent. Pourtant, selon un sondage québécois de mille neuf cent quatre-vingt onze, entendu lors de la même conférence, les notaires outre-atlantique disposaient d’un taux de confiance de quatre-vingt-quinze pour cent contre cinquante pour cent pour les avocats. 

Les Français sont vraiment durs avec eux-mêmes.

La proportion en France est d'un notaire pour environ huit mille habitants. Tandis que la proportion au Québec semble être d'un notaire pour deux mille deux cents habitants. Devons-nous être plus nombreux ?

Je ne sais, comme dit Robert Charlebois, 

« T’as rien à perdre vois-tu

« Parce qu'ici au Québec

« Tout commence par un Q

« Pi finit par un bec. »

Comme dans le mariage…

* * *

 

 

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