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Le blog de ACHILLE - Chroniques Notariales
un clerc divorcé qui se noie dans les problèmes de divorce de ses clients

BLAGUE BIEN CONNUE

ACHILLE #actualité et autres blogs

C'est le vieux Jacob qui téléphone à son fils à Paris et qui lui dit
 
C'est le vieux Jacob qui téléphone à son fils à Paris et qui lui dit:
- David, il faut que je t'avoue quelque chose. 
Et c'est quelque chose qui ne se discute pas. 
Je t'en parle parce que tu es l'aîné et que tu dois savoir.Voilà... 
ma décision est prise, ta mère et moi on va divorcer !Le fils tombe sur le cul en entendant ça et tout de suite il demande à son père :
- Pourquoi ?
Que s'est-il passé ?
Vous vous êtes disputés ?... 

- Je ne veux pas en parler. 
Et de toute façon ma décision est irrévocable ! 
- Mais papa, tu ne peux pas décider de but en blanc de divorcer de maman après 54 ans de mariage !
Dis-moi, que s'est-il passé ? 
- Ça me ferait trop de peine d'en parler. 
Je t'ai simplement appelé pour te le dire parce que tu es mon fils, et que je pensais que tu devais être au courant. 
Maintenant, je voudrais qu'on arrête de parler de tout ça. 
Tu n'as qu'à appeler ta soeur et lui en parler si tu veux, ça m'évitera la peine de le faire 
- Mais... 
Où est maman ?
Est-ce que je peux lui parler ?

- Non. 
Elle n'est pas là. 
Et je ne lui ai pas encore parlé de ça. 
Crois-moi, ça n'a pas été une décision facile à prendre. 
Ça fait plusieurs mois que je rumine ça mais cette fois ma décision est prise. 
- J'ai déjà pris rendez-vous avec l'avocat ! 
- Papa, ne t'emballe pas s'il te plaît. 
Je prends le premier TGV et j'arrive. 
Ne fais rien d'irréfléchi en attendant. 

- Humm bon d'accord. 
Demain c'est Pessah, je vais reporter le rendez-vous avec l'avocat. 
Maintenant, appelle ta soeur et discutes-en avec elle. 
Moi je ne parle plus de ça par téléphone !Une demi-heure plus tard,Jacob reçoit un appelle de sa fille qui lui dit qu'elle et son frère prendront le train et arriveront dès demain. 
La fille ajoute :
- David m'a dit que tu ne voulais pas parler de ça au téléphone, alors on vient. 
En échange, promets de ne rien faire et ne rien dire jusqu'à ce qu'on arrive !
Et Jacob promet à sa fille.Ensuite il raccroche, puis il se tourne vers sa femme et lui dit
- Bon. 
Ça a marché pour cette année, mais je ne sais pas comment on fera pour les faire venir l'an prochain. 

 mon réverbère

Alors, tu as fini par divorcer ?

ACHILLE #actualité et autres blogs

Avortement (suite2)

ACHILLE #La Comédie du Divorce

(....) Seulement il y a un hic, mon mari ne veut pas d'enfant... Il faut que vous m'aidiez.

 

Comment aider ? 

- Vous êtes sûr qu'il ne veut pas ?

- Certaine.

- Il ne peut ou ne veut pas ?

- C'est pareil, enfin, non, il peut avoir un enfant si c'est ce que vous me demandez, question santé tout va bien pour lui, mais il ne veut pas avoir d'enfant, pour des raisons de sécurité. Il dit qu'il ne veut pas laisser un orphelin. 

- Et une veuve, cela ne le gêne pas ?

- Il dit que je pourrai refaire ma vie, mais qu'un enfant orphelin c'est le pire de tout.

- et vous qu'en pensez vous ? Un enfant qui a encore sa mère mais plus son père ne peut pas survivre, vivre et fonder une famille ? Mon père était une pupille de la nation. je vais bien merci.

- Pardon Achille, ne vous vexez pas, vous avez raison, cela ne tient pas debout. Je lui en parle. Mon enfant m'aura moi, je suis prête à tout supporter avec lui. 

- Vous ne l'avez pas encore.

- Mais je le sens déjà !

- Vous attendez un bébé ?

- Non, bien entendu, c'est une image. Je me sens prête à être mère. Je suis sûre que mon époux sera bien obligé de prendre des missions plus tranquilles et donc nous aurons moins de risques de le perdre. Je lui en parle dès ce soir.

Le lendemain, ma collègue est déconfite.

- Que ce passe-t-il ? Vous avez des yeux de lapin qui a eu la mixomatose.

- J'ai pleuré toute la nuit, il m'a dit de ne plus jamais lui en parler, qu'il ne voulait absolument pas risquer la vie de l'enfant, la mienne, pour des raisons de sécurité. Je lui ai demandé s'il était sur une affaire particulière, mais non, il n'a pas pu me dire que c'était une mission hyper dangereuse. Non il a seulement dit qu'on était bien comme cela et que ce serait dommage de tout gâcher s'il arrivait quelque chose.

- Quelque chose ?

- Oui, un danger, son décès, etc...

- Mais je me répète, s'il décède, cela gâchera tout, que ce soit pour le gamin et pour vous, je ne vois pas bien ce que cela change. Les orphelins de la police nationale existent, ce n'est pas pour rien.

- Je ne sais pas, il s'est mis en colère, je ne sais plus quoi faire.

- Mais lui avez vous dit que pour vous avoir un enfant était une question de survie ?

- Non, je n'ose pas, quand il me prend dans ses bras, qu'il me dit - on est bien comme cela - je n'ose le contredire. 

- Dites lui, trouvez la force, qu'il comprenne ou croie qu'il vous perdra si vous ne pouvez être mère d'un enfant de lui.

Même déconfiture le lendemain.

- Il me dit qu'il a peur, qu'il ne veut pas de mal à cet enfant, ni à moi d'ailleurs, qu'il veut mon bien et que notre bonheur est de rester tels que nous sommes.

- Il a peur d'être papa, je le comprends, moi aussi, avant d'être père j'avais peur. Mais tout naturellement quand l'enfant est paru, ce fut une révolution, tout à changer dans ma vie, jusqu'à ma façon de voir cette foutue vie.

- On ne va tout de même pas le mettre dur le fait accompli.

- Mais si bien entendu ma chère amie, vous allez avoir votre bébé, et quand il saura que vous êtes enceinte, il sera angoissé mais ravi. et quand il sera né tout ceci sera oublié.

- Mais comment ? je prends ma pilule tous les jours. 

- Bien ne la prenez plus.

- Je ne veux pas faire comme cela.

Mais dans un film, j'ai vu une femme qui s'était cassé les deux poignets et son mari qui s'occupait d'elle lui a donné des comprimés de fluor au lieu de sa pilule pour qu'elle tombe enceinte car il voulait absolument un enfant. Prenez d'autres cachets.

- Non cela se verra.

- Mon second gamin est né parce que ma femme a eu la gastro, elle a vomi la pilule sans s'en rendre compte, et plouf, un bébé dans le tiroir. Nous étions ravis, un peu trop tôt à notre goût, mais après tout, la surprise, cela a du bon.

- C'est cela que je vais faire, en plus, j'ai vomi hier matin, super, vous m'avez donné une idée formidable Achille, merci. Ainsi ce ne sera pas de ma faute, un accident c'est tout, et ce sera parfait, il ne pourra pas m'en vouloir. Je vous embrasse.

- Je vous en prie, le tuyau n'en vaut pas tant.

 

Et ma collègue, sans en parler, comme cela, tout doucement, fit comme si de rien n'était et tomba enceinte le mois d'après, trop rapidement à mon goût. je le compris quand je la vis traumatisée par mon eau de cologne.

(à suivre)

 


 

avortement (suite)

ACHILLE #La Comédie du Divorce

(...) Un jour cependant, ma collègue, au cours d'un déjeuner entre nous, émis le souhait d'avoir un enfant.

 

Ma première réaction fut une réaction de stupeur. Comment ce corps pourrait-il être meurtri et déformé, c'était impossible ! Je ne pouvais concevoir que cette taille s'épaississe, que cette poitrine pigeonnante bonnet D, parfaitement galbée se remplisse de lait sucré et rance, gonfle et se déforme, qu'on puisse y lire la carte routière, et que le petit 85D devienne un 95E voire un 110F;

Je ne voulais pas imaginer des vergetures sur ce ventre blanc, ces cuisses parfaites, et ce fessier ferme et rebondi, sans compter les dents qui se déchaussent, le masque de grossesse, etc...

Mais je me repris, la raison me revint peu à peu, je vis l'enfant, fermait ma bouche bée et j'acquiesçais, d'un air entendu. 

Un enfant scelle l'amour d'un couple, me suis-je écouter dire.

Expression la plupart du temps contredite par la réalité de faits et le blues de la femme enceinte.

Elle opinait du chef, me retraçait en menus détails leur rencontre, lorsqu'ils avaient 15 ans tous deux. Elle avait su tout de suite que c'était l'amour de sa vie. Il avait su tout de suite qu'elle était l'amour de sa vie. Depuis leur histoire était fusionnelle. Pourtant, Les parents ne voulaient pas du gendre si jeune, il s'engagea donc, et j'eus droit à la description exhaustive de toutes les chaudes permissions qu'ils s'accordaient.

Depuis, tout était rentré dans l'ordre, le mariage, à la vie à la mort, le désir fou, la passion, etc... j'en passe et des meilleures.

Je ne sais pourquoi, je n'en croyais pas un traitre mot.

Sans doute n'étais-je qu'un jaloux obscène, un vicieux voyeur,  voilà pourquoi je ne voyais pas cette maternité.

Non après reflexion c'est lui que je ne voyais pas en père.

Je l'avais croisé plusieurs fois alors qu'il venait la chercher furtivement, et je ne pensais pas qu'il serait un jour un père, c'était impossible, mais pourquoi m'étais-je mis cette idée idiote dans la tête.

 

J'en étais à cette réflexion lorsque ma collègue ajouta :

- Seulement il y a un hic, mon mari ne veut pas d'enfant... Il faut que vous m'aidiez.

(à suivre)

 

Avortement

ACHILLE #La Comédie du Divorce

C'est une histoire ancienne, de celles dont on ne connait pas la fin.

Cela remonte à quinze ans, peut être plus...

 J'en ai cependant connu l'aboutissement il y a quelques jours. Aussi, après une période de murissement (comme les bananes) c'est sorti tout seul de la plume de mon stylo.

J'avais moins de cinquante ans à l'époque, mais j'étais déjà un vieux clerc, même pour mes collègues.

Son mari travaillait dans un Service avec des initiales qui font penser aux espions, aux kidnappeurs ou aux terroristes. Quelque chose comme CIA, KGB, FBI, CNYS, DST, ou que sais-je encore.

Ses couvertures étaient grillées parce qu'on avait vu sa figure à la télévision, sans sa cagoule, sans doute une bourde d'un journaliste facétieux. Le résultat fut que le couple dut s'éclipser à l'ombre de nos platanes.

Puis, finalement, Madame trouva du travail à l'Etude en qualité de clerc aux ventes. Les jours se passaient sans soucis. Ma collègue était discrète, mais sociable, d'un abord agréable.

Lui travaillait à se faire une nouvelle couverture. Ils dormaient dans le même lit avec une arme sous l'oreiller.

Un matin, elle se plaignit à moi du manque de commerce local. Je lui proposais alors de la transporter dans mon véhicule vers un centre commercial voisin ce qu'elle accepta volontiers. Je me doutais qu'il existait des boutiques de dégriffés qui lui conviendraient et dont certaines, par chance, étaient ouvertes entre midi et deux, notre pose déjeuner.

Nous nous y rendîmes donc.

Ma collègue était locace dans la voiture, et charmante ; de ces femmes un peu secrètes et si finement intelligentes. Elle avait les cheveux blonds presque platine, et un trait d'eye liner noir sur les paupières lui faisait les yeux de la première barbie. Elle portait de jolis tailleurs style Chanel, ou de stricts tailleurs pantalons agrémentés d'un fin sous-pull à col roulé et d'un collier de perle. Elle peignait sa bouche d'un rouge torride et mettait toujours un petit foulard autour de son cou lorsqu'elle sortait, emmitouflée dans  son manteau de tweed. Elle était fidèle à son parfum mais je n'ai jamais osé lui demander son nom.

Nous naviguions dans les allées du Centre, repérant les boutiques, fouinant à la recherche des objets de sa liste de courses. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque ma jolie collègue m'enjoint de force d'entrer dans une boutique de sous-vêtements féminins pour l'y aider à faire son choix ! Je refusai catégoriquement.

Je n'avais jamais mis les pieds dans ces magasins, même au cours de mon mariage pour acheter un soutien gorge d'allaitement. J'avais demandé à la soeur de mon épouse de le faire pour moi.

Je n'allais pas céder maintenant, face aux caprices d'une parisienne !

Elle entra seule finalement, mais ressortit quelque temps plus tard les bras chargés de vêtements affriolants, accrochés à de petits cintres roses ou transparents. Au regard des étiquettes, le prix était inversement proportionnel à la quantité de tissu utilisée. L'alarme s'était déclenchée et le bruit était assourdissant. Elle n'était pas démontée pour autant et me montrait avec douceur et quantité de détails, chacun des modèles, pour que je puisse être en mesure de faire "mon choix".  

- Mais je n'ai rien à choisir, je ne porterai pas ces vêtements !

Elle voulait, dans la galerie, avoir mon avis...

Son époux aurait été mieux placé que moi, mais jamais elle ne faisait ses courses avec lui, répondait-elle, pour des raisons de sécurité.

Rouge de honte, au milieu de l'allée, je finis par m'extirper de ma gêne et entrer à reculons dans la boutique. Elle rentra, vainqueur, et le bruit de l'alarme cessa aussitôt, remplacé par les rires et chuchotements des vendeuses.

J'eus alors droit à un dernier supplice, l'essayage.

Nous choisîmes trois modèles de lingerie, et ma collègue entra dans la cabine pour déterminer celle dans laquelle elle se sentirait le mieux.

J'attendais, sagement assis sur un tabouret mis à ma disposition par les vendeuses, ne pouvant m'empêcher de tenter d'imaginer le corps de ma collègue carapaçonné dans ces guêpières aux tissus soyeux et aux baleines revêches.  

 De longues minutes passaient, lorsque ma collègue sortit, in situ, vêtue d'un seul corset de satin noir, bordé de dentelle rouge, que nous avions trouvé très sexy, et qui avait fait l'objet de notre second choix et d'un string. 

Je m'étouffais. Je suais à grosses gouttes, je mourrais, je suffoquais.

Elle avait accroché ses bas aux jarretières, et remis ses escarpins, "pour bien se rendre compte de l'effet", et tournait, se regardant dans la glace de tous côtés. 

Je me levai, regardai dans la cabine, une glace en pied s'y trouvait. Il n'y avait aucune utilité à ce qu'elle se promène ainsi déshabillée dans la boutique. Les vendeuses se pressèrent autour d'elle, commentant les courbes, les rubans, et les colifichets.

Je tentais de regarder ailleurs, vainement, mon regard étant toujours attiré par ses cheveux brillants, ce satin brillant, cette peau nacrée, cette bouche, ces hanches, cette taille. Mon dieu, je n'avais jamais vu une taille aussi fine, à part la danseuse dans les dessins animés avec le loup de Tex Avery. D'ailleurs, je me sentais un peu comme ce loup. J'aurais aimé être accoudé à un bar, pouvoir hurler à la mort ou à l'amour, et boire cul sec un ou plusieurs verres de wisky. Mais je me trouvais là, dans cette boutique embaumée de son parfum, à minauder et à donner mon avis sur une cambrure, ou un rebondis.

Elle rentra dans la cabine comme si de rien n'était, et en sortit quelques minutes plus tard, cerclée de tendres et vaporeuses dentelles transparentes. J'ignore à combien battait mon pouls, mais cette taille, j'aurais pu l'enserrer de mes deux mains.

Après quelques réflexions, elle entra enfin dans la cabine pour ressortir avec le troisième choix. La guêpière était bordeaux, nous convînmes que la première était plus belle et plus sexy, elle  régla rapidement la note après s'être rhabillée de pied en cape, et nous nous éclipsâmes, de retour dans la voiture, vers l'Etude, pour une après-midi de travail, sans avoir mangé, au cours de laquelle j'eus un mal fou à me concentrer.

Tout redevint normal. Le soir, j'étais naturellement seul dans mon petit appartement, encore essoufflé de la journée passée. Le lendemain,  ma collègue me dit que son mari trouvait que j'avais bon goût. Je rougis jusqu'aux cheveux, puis, plus rien, plus un mot de tout cela. Nous déjeunions ensemble de temps en temps, comme avant, évoquant des points de droit, quelques problème locaux ou des considérations de politique de comptoir, comme nos autres concitoyens.

Je me sentais vaguement soulagé, oui, heureux et soulagé. J'avais fait une bonne oeuvre, c'est cela, je m'étais bien comporté en apportant du peps dans la vie de ce couple, moi qui avait contribué à choisir une lingerie que je n'aurais jamais pu voir porter sur ma propre épouse. Pourquoi ? Aurait-elle été laide dans cet accoutrement ? Non, bien entendu, et cela m'aurait plu, mais j'aurais tout de même été fort gêné de voir mon épouse dans un costume de scène. Ce genre de chose, c'est pour les danseuses du Lido, pensais-je, ou du Crazy horse, oui c'est cela. Ce n'est pas pour les gens ordinaires.

Ma collègue elle-même était bien ordinaire. J'ignorais qu'elle mettait des bas, mais je savais bien qu'elle ne ne portait pas ces sous-vêtements tous les jours. Ce n'était pas pratique selon moi. Je cherchais tout de même vaguement du regard sa taille si fine, mais cela n'apparaissait absolument pas à travers toutes les épaisseurs de tissu, pull, jupe, veste de tailleur.

Un jour cependant, un collègue me bouscula sans le faire exprès (il tenait une imposante machine à écrire qu'il devait porter à réparer)  et je me heurtais à ma collègue qui passait près de la photocopieuse juste à ce moment là. C'est alors que je sentis. Oui, je sentis sa taille, dure, enserrée dans de multiples baleines et renforts. Je n'en cru pas mes doigts. Ma collègue portait matin, midi et soir ces froufrous que nous avions choisi ensemble.

Dès ce jour, je ne pus m'empêcher de scruter ses gestes, ses attitudes, ses mouvements, je tentais de voir la guêpière agrippée à son corps à travers ses vêtements. Ce devint presque un fantasme. Ma collègue à la guêpière.

Que cette lingerie serve à la libido du jeune couple ne m'avait donné aucune idée, mais que cet objet de luxure repose tous les jours sur cette peau délicieuse me donnait des frissons glacés.

 Deux mois plus tard, ma collègue me proposa de faire un nouveau détour vers le centre commercial. Je détournais son regard, changeais de conversation, m'éloignais en titubant mais rien n'y fit, elle insistait à perdre haleine. Je refusai toujours lorsqu'elle me dit qu'elle avait besoin d'un moule à charlotte pour faire un gâteau délicieux pour ses amis ce week-end, et qu'elle ne le trouverait que là. J'aurais droit à une part du gâteau. Vous connaissez ma gourmandise légendaire.

Nous primes donc la voiture. Elle acheta son moule et nous repassions devant le magasin de la tentation lorsqu'elle y entra sans détour.

je m'éloignais et me dirigeais vers le parking lorsque j'entendis l'alarme se déclencher comme la dernière fois. Je revins sur mes pas et choisis avec elle une guêpière adorable (ma préférée), jaune poussin, avec de la dentelle et un peu de duvet d'oie, comme les boas des danseuses du Crazy horse, mais le style aurait plutôt été Folies Bergères, French Cancan, ou quelque chose comme cela. C'était très bien fait, quelques petites pressions discrètes permettaient d'ôter la plume pour mettre au lavage, ou pour porter tous les jours. A cette occasion, j'ai pu contempler la lingerie qu'elle avait mis le matin, un ensemble guêpière et string en satin couleur chair recouvert de dentelle noire sur les côtés, avec balconnets noirs ampliformes à armatures. Ses bas avait une ligne derrière, je n'avais pas remarqué quand elle était en tailleur, mais presque nue, tous les détails me sautaient aux yeux. 

Comme la fois précédente, je respirais mal tout l'après midi, mais les jours suivants, ce fut comme si de rien n'était. Je dirais presque que j'oubliais. Parfois tout de même, je me demandais comment ma jeune collègue me considérait : comme un ami, comme une amie, comme un gay, comme un papa, une maman ? Tout de même pas comme un vieux collègue ! Mais finalement je n'étais peut être qu'un vieux chauffeur de taxi.

Je m'habituais à ce rôle indéterminé, et caché de tous, de conseiller en lingerie. Nous entrâmes souvent dans la boutique, je n'éprouvais plus cette sensation d'étouffement, je pouffais avec les vendeuses qui semblaient m'apprécier, nous formions sûrement un couple étrange, moi qui choisissais et elle qui payait ! Elle ne posèrent jamais aucune question.

Lorsque je dis caché, je n'en suis pas si sûr, car quelques fois je surprenais des regards, ou je croyais percevoir des allusions dans certaines conversations avec mes autres collègues. Mais peut-être que ma situation me rendait un peu paranoïaque.

Un jour cependant, ma collègue, au cours d'un déjeuner entre nous, émis le souhait d'avoir un enfant. (à suivre...) 



  



 


 



 


Bonne année 2011

ACHILLE #moi

 

Chers amis, chers collègues,

 

Nous avons clôturé la première  décennie de notre second millénaire sans même prendre une ride. Formons de doux vœux pour la prochaine décennie et cette nouvelle année 2011 dont nous avons déjà gouté quelques miettes. Que nous vivions dans un monde meilleur, un monde de paix, de prospérité et d'amour, où les transactions immobilières n'auraient jamais été aussi nombreuses, où les sociétés nous accueilleraient à bras ouverts, où les descendants n'auraient jamais été aussi généreux, les collatéraux tolérants entre eux, les légataires reconnaissants, et où les divorces seraient sous péridurale. Soyons utopistes, mais concrets. Continuons d’être disponibles, efficaces et accueillants auprès de nos chers clients, n'ayons crainte, ils seront généreux et compréhensifs, (ndlr : autant qu'il est possible de comprendre le droit...) Ne nous plaignons pas d'eux, ils n'auront pas à se plaindre de nous. Permettez moi, en cette année nouvelle de vous souhaiter de devenir la pierre fondatrice de ce monde merveilleux.

 

Quel est l'animal préféré des cadres ? Smartphone 2 le retour

ACHILLE #moi

Ah mon nouvel appareil, mon merveilleux smartphone !

Dès que je tente de téléphoner ou de consulter mon agenda, que j'ai synchronisé avec celui de mon travail, l'appareil me fait la tête, un vrai gros cafard. je dois alors le nourrir avidemment avant qu'il daigne obtempérer.
et si je n'ai pas de biberon sous la main, il s'évanouit. Je dois alors me souvenir de son code, qui n'est pas celui de mon téléphone portable personnel, ni celui de ma carte bancaire, pas celui de ma porte d'immeuble, ni celui de mon compte ebay, pas celui de mon profil facebook, ou de mon blog, ni celui de mon ordi au travail, ni celui de la porte de mon travail, ni celui de mon compte sncf, et encore moins celui de mon compte amazone.

Immanquablement, je me trompe une fois sur trois.

Le plus difficile est de téléphoner avec l'engin.

En effet, je dois inscrire mon code avec mes gros doigts, puis appuyer sur démarrer, chercher l'application téléphone. S'affichent alors de nombreuses icônes dont je n'ai pas encore senti l'utilité profonde mais dont j'ai sondé la futilité inefficace.

S'afficent encore des cases, dont j'ai pu reconnaitre parmi elles des chiffres. je m'empresse donc de sortir le stylet de sa cachette. Oui, je sais, j'aurais dû le sortir avant !

Je compose les dix chiffres me permettant d'accéder à mon correspondant, mais cela ne suffit pas. Je dois aussi appuyer sur la grosse touche verte qui rougit alors. je peux lire dessus raccrocher. D'un naturel contrariant et contrarié, je pense immédiatement avoir malencontreusement raccroché. Et voilà comment le circuit recommence au grand dam de ma patience et de mon intelligence qui se sent si restreinte, à l'écart de ce tamagoshi.

Lorsque quelqu'un appelle, et que l'appareil est en veille, je n'ai pas encore réussi à décrocher...

Il est écrit appuyer ou faire glisser, mais mes doigts ne doivent avoir aucune conductibilité, car mes palpations ne me versent pas vers mon interlocuteur.

Il existe sûrement un objectif caché que j'ignore : mempêhcer d'attraper la maladie d'alzheimer ou au contraire me tuer plus vite par un surcroit de stress tout à fait inutile, véritable poison invisible.

J'ai aussi émis l'hypothèse qu'il s'agissait d'un complot interplanétaire pour nous forcer à faire moins d'enfants. Je ris, je blaque... mais tout de même, les ondes... et cette occupation fébrile qui nous fait délaisser l'être aimé au profit de ces troncs sans membres ni tête...

Mes clients sont contents, mon patron est content, son forfait va exploser, il sera moins heureux, mais tout à fait certain ou au moins conscient du devoir accompli.

 

Il neige, les clients annulent leurs rendez vous

ACHILLE #moi

feuilles enneigéesUn peu de neige, même pas, juste de la pluie verglacée, et les clients annulent leurs rendez vous. Nous ne pouvons plus circuler, les autocars ne fonctionnent plus, la voiture est inconduisible. Bref, rien ne va plus.

Quel est l'animal préféré des cadres ?

ACHILLE #moi

Le Smartphone. Ne riez pas, c'est un vrai tamagochi.

Vous n'avez aucune idée de ce qu'est un tamagochi ou un smartphone ? Vous ne connaissez pas votre chance, et la chance de votre entourage.  mais vous vivez sans doute dans un monde éloigné de toute forme de vie urbaine.

Cet engin fait tout sauf le café.

D'ailleurs pourquoi ferait-il le café, puisque l'indispensable machine à capsule ou dosette est à l'oeuvre pour cette tache dans la plupart des maisons et des bureaux actuellement.

Reprenons, le smartphone vous réveille, je dirais même qu'il vous sort du lit manu militari si vous n'avez pas pris la précaution de l'éteindre, de le réduire au silence (en frappant desuss, ce peut être jouissif) ou même de l'éloigner de votre lieu d'habitation (en jouant au lancer de poids, pas mal non plus).

Bon, je sais bien que chez les bloggeurs, un Guy a essayé de vivre pendant huit jours sans cette brave bestiole et a craqué avant. Mais tout de même, moins on est accro, mieux on se porte.

Vous avez compris, je suis accro.

Au début, j'étais extremement fier d'avoir adopter ce nouvel animal. Je pensais même être le premier ou au moins l'un des premiers de ma commune. Mais du jour où j'ai tenu ce bijou comme une boursoufflure au fond de ma poche, dont la doublure a vite craqué sous le poids, les griffes et les vibrations, j'ai vu tous les papimragoustienset papimragoustiennes tester de dompter ce truc en le regardant droit dans les yeux ou en le calinant tendrement, reposant lascivement sur leur oreille.

J'aurais aimé être un smartphone féminin pour sentir la douceur et la fragance de ces chevelures féminines et mépancher dans le creux de leur oreille, joli coquillage. Je leur aurais chanté la mer.

Bon, je ne suis pas seul. En revanche, il semble que je me m'en sorte pas si mal. Au bout de deux jours, j'ai trouvé le stylet, et me suis décidé alors à lire la notice. Je n'ai pas tout retenu loin s'en faut, d'autant que je ne suis pas doué en langues étrangères. et les icones de la notice ne sont pas celles de mon smartphone...

Mais je m'adapte. Je photographie les pieds de mes contitoyens avec assiduité. je joue beaucoupe à la patience ou au solitaire.

J'épuise ainsi la batterie aussi vite que sèche une larme au soleil.

 

L'amour, le bon vin

ACHILLE #moi

Décidément, deux départs en un mois, cela faisait des années que cela n'était pas arrivé, il y a si peu de notaires dans la région que pour retrouver du travail, il faut se lever de bonne heure. Alors les gens préfèrent rester où ils sont, mal payés, mal considérés, mais non loins de leurs enfants, de leur maison, de leur conjoint.

J'interroge ma collègue et découvre qu'elle quitte son mari, avec lequel elle vivait depuis plus de dix ans.

Monsieur ne veut pas d'enfant.

Elle a trente ans, veut vivre, avoir des enfants.

Il reporte sans fin.

Elle ne peut plus le supporter, et décide de mettre de la distance entre eux. Elle a donc choisi de déménager dans les antilles, elle a répondu à une petite annonce qui semble la concerner presque exactement.

Elle me dit qu'elle a le courage de partir et de ne plus revenir. elle a décidé, ne peut plus reculer.

Mais elle n'a pas encore intenter la procédure.

Elle pleure comme elle rit.

Je lui dis qu'elle a raison.

Pourquoi ?

Parce qu'il ne changera pas.

Les hommes sont comme cela.

Les humains aussi sont comme cela.

Elle le sait aussi.

Elle ne veut plus vivre au gré du vent, au gré de ses sentiments à lui.

il y a un mois il lui disait qu'il ressentait moins de sentiments qu'il y a dix ans.

Il y a huit jours il lui disait qu'il l'aimait bien.

La belle affaire !

Comment n'a-t-il pas vu son amour évoluer ?

Comment s'est-il caché avec le petit doigt ?

Et quel pied ce nouvel amour, ce nouveau goût que prend l'amour en vieilissant, comme le bon vin qui s'embellit.

Pauvre de lui, il ne connaitra pas cela.

Rares sont ceux qui connaitront cela si j'en crois les statistiques.

 

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