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Le blog de ACHILLE - Chroniques Notariales
un clerc divorcé qui se noie dans les problèmes de divorce de ses clients

#moi

il faut être plus fort que sa libido pour rester ensemble

ACHILLE #moi

S'il vous plait, privilégiez un divorce par consentement mutuel si vous êtes décidé, et pesez bien le pour et le contre, encore et encore. Comprenez bien :

 que vous repartez à zéro,

que vous perdez la moitié de vos biens si vous êtes en communauté,

que vous ne pourrez jamais obtenir le même prêt tout seuls pour acheter un nouveau bien

que peut être vous ne pourrez plus jamais racheter un bien

que votre seul salaire ne vous permettra plus jamais d'avoir le même train de vie que quand vous en aviez deux

que vos enfants ne vous verront plus de la même façon

que même vos assurances vie devront être incluses dans le partage

que vous devrez liste tous vos biens et toutes vos dettes, le bilan patrimonial de votre vie

que les mouvements de fonds entre les donations que l'autre aura reçu et la communauté devront être comptabilisés, de sorte que vous devrez rendre à l'autre toutes les donations qu'il a perçu, et parfois réévaluées si cela vous a servi pour acheter un bien immobilier

que vous n'aurez plus d'épaule pour vos vieux jours

que vous n'aurez pas la totalité de la pension de réversion

que cela va vous coûter un bras en frais et taxes et honoraires

que vous ne retrouverez pas forcément l'âme soeur

que l'âme soeur que vous avez trouvée ne restera probablement pas une fois qu'elle aura découvert le pot aux roses

que l'amour dure deux ans

qu'après, c'est une affaire de sentiments, de vrais sentiments, et que c'est un vrai travail de les créer, les renouveler et les entretenir. 

COURRIER.

ACHILLE #moi

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tous les hommes, c’est celui de chacun.

Boris VIAN.

Méditant sur les énigmes de mes dossiers, tout en traversant le couloir pour rejoindre mon bureau, mon attention est attirée par de petits cris. Je passe la tête dans toutes les pièces, cherchant la cause de ces plaintes. Derrière son écran, une collègue, la goutte au nez, les yeux de lapin albinos, se cache, faisant semblant d’écrire. Je m’approche, la saluant et m’enquiers de sa santé morale et physique.

-         Ce n’est rien, ce n’est rien – tente-t-elle d’articuler entre deux sanglots – ne vous inquiétez pas.

-         Je ne m’inquiète pas. Pensez-vous néanmoins que je puisse vous être d’une quelconque utilité ? Je sais bien qu’au début, c’est difficile : les dossiers complexes, les implications graves et précises, les recherches éperdues dans les manuels. Avez-vous oublié l’intervention d’un conjoint dans un acte de vente de la résidence principale ?

-         Non ce n’est pas cela.

-         Une erreur dans une déclaration fiscale ?

-         Non, non plus.

-         Un collègue s’est moqué ?

-         Jamais ! Ils sont tous très gentils.

-         Le patron vous a rabroué ?

-         Encore moins ! Enfin, pas encore…

-         Un client vous a manqué de respect ?

-         Ma foi, non, Monsieur GASTON, regardez ce qu’on m’écrit !

Elle me tend une enveloppe blanche, portant son nom et l’adresse de l’Étude, en écriture calligraphiée, arborant au coin supérieur droit un timbre de collection estampé d’une élégante oblitération. Je l’ouvre, et en sort une carte double, très jolie quoiqu’un peu désuète, figurant deux angelots grassouillets de couleur vieux rose découpés dans un papier vélin, sonnant une petite cloche dont le battant est une perle de verre collée sur le support, entourés de petits myosotis en couronnes accrochés à une languette permettant un effet de relief, et de mouvement. Le tout est agrémenté de mille paillettes nacrées dont les plus téméraires se sont nichées sur mes doigts. L’intérieur est une page de calque double, collée au volet du dessous, couverte de signes cabalistiques. J’enfourche mes lunettes et parmi de multiples idéogrammes qu’on pourrait presque qualifier d’émoticônes, tant l’émotion se lit dans le trait : petits cœurs, marguerites, soleils, je parviens à déchiffrer ceci :

« Ma très chère amie,

 Permettez-moi de vous appeler ainsi, plutôt que Maître qui vous va si mal.

Les heures que j’ai passées avec vous m’ont apportées tant de jubilations, nos conversations sont si poignantes.

Je songe journellement à vous, cependant, je ne vous dérangerai pas, vous œuvrez tant à faire le bien autour de vous.

Toutefois, n’oubliez pas votre amie sincère. Entretenez notre attachement naissant.

Peut-être à bientôt, peut-être à jamais, décidez.

Mon sort est entre vos mains.

Mille baisers amicaux.

Fleur, votre nouvelle vieille amie toute à vous. »

Cette lecture accomplie, je reste en contemplation devant cette écriture enfantine, ce style d’adolescente cocasse. Je n’ose lever les yeux. Pleurait-elle de rire ? Que dire à cette charmante collègue ? Je retourne l’enveloppe et découvre l’adresse de la personne, dans les beaux quartiers de notre vieille ville.

-         Quel âge a votre amie ?

-         Quatre-vingts ans, mais ce n’est pas mon amie.

-         La lecture paraît infirmer votre propos. On dirait même qu’elle est amoureuse de vous. J’en ai sûrement écrit de semblables, néanmoins plus sobres, à mes fiancées lorsque j’étais tout jeune, avant SKYPE[1], MSN[2] et SMS[3]. Je me souviens même avoir envoyé une carte qui disait « devinez qui vous aime et vous saurez qui vous écrit ». Il y avait un poisson d’avril dessus. L’adulée ne s’est, hélas, jamais précipitée dans mes bras. J’en ai déduit qu’elle n’avait même pas imaginé que je pus être l’auteur de cette sottise, j’ai décidé de passer mon chemin. Cependant, le soir en m’endormant, j’ai souvent cru qu’elle avait sauté au cou de quelqu’un d’autre. Parfois, la déconvenue tournait au cauchemar, le garçon étant déjà avec une autre fille, laquelle tuait ma dulcinée. D’autres nuits, nous atteignions le registre de la dérision, lorsqu’elle se roulait dans les bras d’un pauvre garçon qui n’en menait pas large n’osant pas lui dire non, et qui finalement lui criait en se sauvant « Poisson d’avril », la laissant assise dans le caniveau, en pleurs, comme vous. Souvent je dois dire, je l’imaginais mariée avec celui qui n’attendait qu’un geste d’elle, pas moi… l’autre, le beau, le grand, le ténébreux. Quatre-vingts ans, dites-vous ? Je comprends. Fleur, c’est joli comme prénom.

-         En fait, elle s’appelle Germaine, mais elle n’aime pas son prénom, alors elle a pris le nom de sa grand-mère.

-         Fleur est effectivement plus rare. J’ai connu une Fleurie, j’en étais amoureux d’ailleurs. Non, rassurez-vous, ce n’est pas elle qui a reçu le poisson d’avril, bien que nous ayons eu une très longue relation épistolaire, étant donné notre éloignement.

-         Vous savez, dans un dossier, j’ai quatre sœurs qui s’appellent « Marguerite, Violette, Mirabelle et Rose » On dirait les jeux des enfants, cherchez l’intruse.

-         De mon côté, j’ai eu trois frères, Marceau, Kléber et Hoche. Pas terrible, surtout le dernier, leur nom de famille était DISEMME.

-         Hoche DISEMME ? Ah non, j’ai compris : DIS C’EST MOCHE ! Mais c’est une blague là ?

-         Non pas du tout. Le père était enfant d’un lieutenant de Napoléon. Cela remonte à loin, je ne les ai pas connus. J’ai juste vu cela dans une origine de propriété, lors d’une recherche généalogique que j’ai dû approfondir, car le dernier n’avait pas eu d’enfants.

-         Je ne vois pas le rapport. Je suis nulle en histoire.

-         Ne vous inquiétez pas, moi aussi, c’est mon patron qui a fait la relation historique, moi j’avais seulement remarqué le jeu de mots. En fait, c’étaient des généraux de la République[4], le seul souci est que ce sont des noms de famille.

-         Même Marceau ?

-         Oui, HOCHE s’appelait Lazare, MARCEAU François Severin, et KLEBER Jean-Baptiste. Ce sont aussi des avenues autour de l’Arc de Triomphe.

-         À PARIS ? Je ne suis jamais allée à PARIS.

-         Vous n’êtes pas en manque. Vous vous sentez mieux, semble-t-il.

-         Vous me faites penser à autre chose. En attendant, qu’est ce que je vais bien pouvoir lui répondre ? Je ne suis pas digne de recevoir de tels courriers, c’est trop de gentillesse pour moi, je lui ai juste dit deux mots polis, c’est tout.

-         C’est une réflexion étrange, quelqu’un veut votre amitié et vous donne sans condition la sienne, et vous en pleurez ? C’est de bonheur, j’espère !

-         Non, pas du tout, vous ne pouvez pas comprendre.

-         Oui, je sais, on me le dit souvent…[5]

-         Ce n’est pas ce que je veux dire.

-         Moi non plus, mais en attendant, il n’y a pas de quoi pleurer, je comprends que vous ne pouvez pas tout donner à chacun de vos clients, ou à chacune, vous avez votre vie personnelle et elle ne doit pas empiéter, ou en tout cas, le moins possible sur votre vie professionnelle. Prenez cette carte comme une anecdote parmi tant d’autres, faites collection de vos meilleurs compliments, vous aurez grand plaisir à les compulser quand un grincheux vous fera des misères.

-         Oui, mais pour la dame ?

-         Fleur ? Répondez-lui que vous êtes effectivement surchargée, en tant que débutante, vous avez beaucoup à apprendre, et que vous vous ferez un plaisir de vous échapper de ce monde de fous pour déjeuner avec elle un midi, entre deux rendez-vous, au cœur d’une oasis de paix et de complicité.

-         Je ne crois pas que je puisse parler ainsi.

-         Vous avez raison. Soyez plus sobre dans vos propos. Mais répondez, ne la laissez pas se dessécher devant le téléphone à attendre votre appel. Pour vous changer les idées, venez voir, j’ai reçu, moi aussi une belle missive :

« Cher Maître,

Ma tendre épouse et moi-même vous remercions infiniment de la manière dont vous avez mené rondement ce dossier, complexe ô combien, nous l’avons découvert à nos dépends. Nous avons admiré votre agilité à nous soustraire de chacun des abîmes qui s’ouvraient devant nos pieds, sans prétention aucune.

Un détail. Dans ma grande hâte, j’ai omis de reprographier mon titre de propriété. Lors de la cérémonie de nos engagements, je me suis permis d’y faire allusion, en vain. Ma requête a été emportée par le grand vent de l’histoire. Vous nous obligeriez éternellement en acceptant de nous faire parvenir les quelques feuillets qui manquent cruellement à nos archives.

Nous réitérons ainsi qu’il convient notre gratitude.

Croyez, nous vous en prions, Cher Maître, en l’assurance de notre sympathie enthousiaste. »

-         Je préfère la vôtre, elle n’engage à rien.

-         Je comprends que la sympathie enthousiaste soit moins troublante que l’amitié simple et pure. Promettez-moi que vous lui répondrez. Elle vous ennuie ?

-         Non elle est passionnante et elle me fait rire.

-         Alors consommez ce lien sans modération, séduisez-la !

* * *

 

[1] Un logiciel parmi d’autres permettant de téléphoner gratuitement n'importe où dans le monde en quelques minutes.

[2] Microsoft Network

[3] Short Message Service

 

[4] « C'est aux accents de La Carmagnole que les troupes républicaines abordaient les insurgés vendéens. Et ceux de nos contradicteurs qui nous opposent le pur et rayonnant patriotisme de Marceau, de Kléber et de Hoche, oublient précisément que Marceau, Kléber et Hoche terrifiaient la Vendée du chant révolutionnaire de La Carmagnole. » -  Jean Jaurès - Marseillaise et Internationale. 1903.

 

 

[5] Voir infra : « techniques pour tenter de décrédibiliser le clerc qu’on prend infortunément pour l’adversaire ».

quand va-t-on supprimer le divorce pour faute ?

ACHILLE #moi

Le but de la réforme du 26 mai 2004 est de pacifier les divorces en réduisant par conséquent les divorces pour faites afin de réduire le temps des procédures.

Tant que les enjeux du divorce sont financiers, cela précipite les couples divorçant dans la bagarre.

Il fallait donc impérativement déconnecter les effets du divorce de la faute. Que cela n'influe pas sur les demandes financières.

Si un mariage se passe mal, et qu'il y a faute, celle ci peut être violence. Dans ce cas, c'est une procédure au pénal qui doit être intentée, mais une tromperie n'est pas une faute condamnable pécuniairement, le divorce est la sanction.

Il fallait également essayer d'enjoindre les époux de remonter la liquidation des intérêts pécuniaires des époux dans la phase de divorce proprement dite.

Parce que normalement il faut attendre que le divorce soit prononcé pour commencer la liquidation du régime, Mais c'est une horreur dans ce cas, car il n'y a plus moyen d'arrêter les débats stériles.

Cela n'a hélas pas changé car on a pu assister au maintien de la typicité française des cas de divorce.

4 cas de divorce : une seule forme totalement non contentieuse et 3 formes contentieuses

- le divorce par consentement mutuel : divorce non contentieux. Le rôle du juge est de vérifier l’équilibre de la convention arrêtée par les époux.

- le divorce par acceptation du principe de la rupture du mariage : divorce accepté ; le contentieux est limité aux effets du divorce sur lesquels le couple n’arrive pas à s’entendre.

- le divorce pour altération définitive du lien conjugal : divorce pour cause objective de deux années de cessation de la communauté de vie

- le divorce pour faute : divorce sanction des obligations matrimonial.

     Cette réforme a  raccourci la durée de la procédure de divorce par consentement mutuel, qui prend désormais trois fois moins de temps (2,5 mois en moyenne). 

On observe également une redistribution des types de divorces prononcés, sur la même période : 

- d'une part, une forte progression du divorce par consentement mutuel, dont la part oscillait autour de 47 % avant 2005 et qui atteint 54 % en 2010

- d'autre part, au sein des divorces contentieux, une augmentation du divorce accepté (dont la part dans l'ensemble des divorces passe de 13% à 24%), et une forte diminution du divorce pour faute (37 % des divorces en 2004 contre 10 % en 2010). 

Encore trop de personnes veulent faire "payer "à l'autre le divorce.

Il faut que chacun conserve bien à l'esprit qu'il doit conserver son autonomie coute que coute. le mariage n'est pas fait pour que l'un seul subsiste aux besoins du couple. Ce temps ancestral est passé.

Si l'un gagne moins que l'autre il ne peut s'en prendre qu'à lui. S'il a payé plus que l'autre pendant le mariage c'est qu'il l'a accepté. Il ne peut désormais se prévaloir d'avoir laissé couler une situation totalement déséquilibrée ou insatisfaisante. C'est à ce prix que les femmes pourront être réellement libres, pas en s'appuyant sur l'autre, en séparant totalement les questions financières de l'amour ou de la flemme...

petite arnaque reçue par mail, Honorable Correspondant...

ACHILLE #moi
Bonjour Honorable Correspondant (e), C’est avec grand plaisir que nous vous adressons ce courriel pour vous informer du résultat officiel pour ce mois de Janvier 2014 suite auquel votre adresse E-MAIL aurait été sélectionnée. Le Groupe de l’ASSURANCE a mis en place un tirage au grand public et tout individu possédant une adresse aurait la chance d’être sélectionné et mérite une récompense. A la réception de ce courrier, vous êtes considérés comme GAGNANT (E). Vous ne saurez pas plus de détails sans avoir consulté le document JOINT. Pour toutes réclamations, le contact de votre agent représentatif est mentionné dans le document. Merci d’imprimer la FICHE INDIVIDUELLE, la remplir au stylo, y ajouter la photocopie de l’une des pièces d’identité (C.N.I, Permis de Conduire ou Passeport). Après avoir réuni ces éléments, l’envoyer par Courriel à l’adresse indiquée. L’agent étudiera votre dossier et vous en dira plus. Cordialement,

ACCEPTION : Action d'admettre par préférence. La justice ne fait pas acception des personnes.

ACHILLE #moi
  • La justice est aveugle. 
  • Ne croyez pas que cela veuille dire qu'elle est juste. 
  • Non cela signifie seulement qu'elle frappe au hasard. Il est une autre expression qu'il faut bien comprendre. "La justice n'accepte pas d'acception". 
  • Cela ne veut pas dire que la justice ne fait pas d'exception. 
  • Cela signifie que la justice n'a pas de préférence. 
  • Elle n'est en aucun cas juste. 
  • Elle ne donnera pas la préférence à celui qui pense avoir raison et c'est bien normal.
  •  En effet elle frappe au hasard, ne connait que l'histoire qu'on veut bien lui montrer. 
  • Un tout petit bout, sur un coin de papier. 
  • Les conclusions de deux avocats qui ne peuvent eux non plus raconter la vraie histoire, telle quelle s'est passée, mais seulement celle qu'a vécu leur client qui lui même l'a déjà refait dix fois dans sa tête, inconsciemment pour se montrer plus fort, plus droit, ou plus victime. 
  • En toute bonne foi bien entendu. 
  • Des montagnes de documents plus froids les uns que les autres sans parfois aucune cohérence apparente. 
  • Tout cela ce n'est pas l'histoire.
  •  Et les juges, greffiers ne peuvent que faire avec le moyens du bord. 
  • On ne peut blâmer personne. 
  • Tout le monde fait de son mieux. 
  • On pourrait remonter le temps, regarder de l'extérieur ce qui s'est réellement passé, pourrions nous faire mieux? Ce n'est pas encore sûr. 
  • Car il manquerait le pourquoi. 
  • Ce que les gens ont dans la tête. 
  • Ce ne sont sans doute pas toujours des excuses mais parfois cela aiderait. 
  • Cependant même quelques secondes après avoir prononcé une phrase, on ne connait parfois plus les motivations qui nous ont poussé à la prononcer, c'est fou. 
  • Alors on se crée des motifs, des comportements on refait l'histoire du poisson rouge qu'on nous a tué quand on était petit. 
  • On veut faire payer son frère ou sa sœur ou son père pour cette tragédie alors que le poisson était mort seul de trop de nourriture qu'on lui avait donné. 
  • La justice est aveugle. 
  • Thémis est représentée les yeux bandés, tenant un glaive d'une main, une balance de l'autre. 
  • Pourrions-nous les yeux bandés, peser le pour ou le contre, voir le résultat de la balance et châtier le coupable d'un coup de glaive sans le rater? Moi pas.
  • Dans les pays anglosaxons on juge en équité. Mais comment est ce possible les yeux fermés? 

un peu de changement, cela fait du bien

ACHILLE #moi

Je viens d'apprendre le décès de ton père.

ACHILLE #moi

Je viens d'apprendre le décès de ton père.  Je ne me rendais pas compte qu'il avait 92ans. Il avait tellement de beaux cheveux blancs et drus et peu de rides. Il était encore bien svelte. Nous avons tous notre temps sur cette terre que nous ne connaissons pas. Il a maintenant rejoint son épouse, ta mère, pour l'éternité. Ils sont bien maintenant ensemble et nous ne devons pas être tristes car ils n'aimeraient pas.

Je t'ai vu pleurer sa perte, je t'ai vu rire aussi, avec les survivants, avec tes enfants, tes frères et sœurs. 
Tu as raison, le défunt n'est pas décédé pour nous permettre de nous apitoyer sur notre sort, mais il nous rappelle que la vie continue, qu'elle est courte, mais qu'il ne tient qu'à nous de la rendre intense.
Dis moi où tu trouves la force d'être heureuse malgré tout.
"Je vis, je suis donc chanceuse. Mes molécules se sont regroupées pour former un être vivant, un humain de surcroît. Je me dois d'en profiter au maximum."

Pourquoi ?

ACHILLE #moi

Maintenant que je suis devant l'écran, je me demande pourquoi.

Pourquoi me suis je lancé dans ces histoires, dans ce métier, dans ce blog, pourquoi ai-je entendu, retenu, et voulu transmettre les potins des autres ? Quelle cruauté ?

Je viens de lire "les Tribulations d'une Caissière" d'Anna SAM (Livre de Poche). Par trois fois elle dit "Je suis caissière, pas notaire". Elle a créé son blog de caissière et moi mon blog de notaire. Sauf que je ne suis pas non plus notaire, je suis clerc, pas clair, clerc, je pratique la cléricature...

Il y a des gens qui ont écrit à ce sujet :

"Méténier (Hugues). Guide pratique du clerc de notaire, contenant : 1° un essai historique sur la cléricature sous les Hébreux...et jusqu'à l'an XI; la législation cléricale, postérieure à l'an XI; 3° et l'énumération des règles devant précéder tout traité d'étude et des pièces et formalités exigées jusqu'à l'installation de l'aspirant comme notaire, Nevers, S. Gourdet, 1856-1857, 31 p."
"Le Magueresse (Alex). La cléricature notariale. Chronique d'une corporation, Poitiers, L'Action intellectuelle, 1934, 80 p."

Je n'arrive pas à leur cheville. Ce qui m'intéresse, c'est le rapport du client avec son notaire ou avec son clerc.

Bonne année 2011

ACHILLE #moi

 

Chers amis, chers collègues,

 

Nous avons clôturé la première  décennie de notre second millénaire sans même prendre une ride. Formons de doux vœux pour la prochaine décennie et cette nouvelle année 2011 dont nous avons déjà gouté quelques miettes. Que nous vivions dans un monde meilleur, un monde de paix, de prospérité et d'amour, où les transactions immobilières n'auraient jamais été aussi nombreuses, où les sociétés nous accueilleraient à bras ouverts, où les descendants n'auraient jamais été aussi généreux, les collatéraux tolérants entre eux, les légataires reconnaissants, et où les divorces seraient sous péridurale. Soyons utopistes, mais concrets. Continuons d’être disponibles, efficaces et accueillants auprès de nos chers clients, n'ayons crainte, ils seront généreux et compréhensifs, (ndlr : autant qu'il est possible de comprendre le droit...) Ne nous plaignons pas d'eux, ils n'auront pas à se plaindre de nous. Permettez moi, en cette année nouvelle de vous souhaiter de devenir la pierre fondatrice de ce monde merveilleux.

 

Quel est l'animal préféré des cadres ? Smartphone 2 le retour

ACHILLE #moi

Ah mon nouvel appareil, mon merveilleux smartphone !

Dès que je tente de téléphoner ou de consulter mon agenda, que j'ai synchronisé avec celui de mon travail, l'appareil me fait la tête, un vrai gros cafard. je dois alors le nourrir avidemment avant qu'il daigne obtempérer.
et si je n'ai pas de biberon sous la main, il s'évanouit. Je dois alors me souvenir de son code, qui n'est pas celui de mon téléphone portable personnel, ni celui de ma carte bancaire, pas celui de ma porte d'immeuble, ni celui de mon compte ebay, pas celui de mon profil facebook, ou de mon blog, ni celui de mon ordi au travail, ni celui de la porte de mon travail, ni celui de mon compte sncf, et encore moins celui de mon compte amazone.

Immanquablement, je me trompe une fois sur trois.

Le plus difficile est de téléphoner avec l'engin.

En effet, je dois inscrire mon code avec mes gros doigts, puis appuyer sur démarrer, chercher l'application téléphone. S'affichent alors de nombreuses icônes dont je n'ai pas encore senti l'utilité profonde mais dont j'ai sondé la futilité inefficace.

S'afficent encore des cases, dont j'ai pu reconnaitre parmi elles des chiffres. je m'empresse donc de sortir le stylet de sa cachette. Oui, je sais, j'aurais dû le sortir avant !

Je compose les dix chiffres me permettant d'accéder à mon correspondant, mais cela ne suffit pas. Je dois aussi appuyer sur la grosse touche verte qui rougit alors. je peux lire dessus raccrocher. D'un naturel contrariant et contrarié, je pense immédiatement avoir malencontreusement raccroché. Et voilà comment le circuit recommence au grand dam de ma patience et de mon intelligence qui se sent si restreinte, à l'écart de ce tamagoshi.

Lorsque quelqu'un appelle, et que l'appareil est en veille, je n'ai pas encore réussi à décrocher...

Il est écrit appuyer ou faire glisser, mais mes doigts ne doivent avoir aucune conductibilité, car mes palpations ne me versent pas vers mon interlocuteur.

Il existe sûrement un objectif caché que j'ignore : mempêhcer d'attraper la maladie d'alzheimer ou au contraire me tuer plus vite par un surcroit de stress tout à fait inutile, véritable poison invisible.

J'ai aussi émis l'hypothèse qu'il s'agissait d'un complot interplanétaire pour nous forcer à faire moins d'enfants. Je ris, je blaque... mais tout de même, les ondes... et cette occupation fébrile qui nous fait délaisser l'être aimé au profit de ces troncs sans membres ni tête...

Mes clients sont contents, mon patron est content, son forfait va exploser, il sera moins heureux, mais tout à fait certain ou au moins conscient du devoir accompli.

 

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